Inauguration de la réserve biosphère des gorges du Gardon avec Barbara Pompili

La Réserve de biosphère des gorges du Gardon a été inaugurée le vendredi 10 juin par Christophe Cavard, Président du syndicat mixte des gorges du Gardon en présence de Meriem Bouamrane, Responsable du programme l’Homme et la Biosphère à l’UNESCO et par Barbara Pompili, Secrétaire d’Etat à la biodiversité.

Les falaises du Castellas, au cœur de la réserve de biosphère

Les falaises du Castellas, au cœur de la réserve de biosphère

Cela faisait pratiquement un an jour pour jour, que les gorges du Gardon avaient intégré le club prestigieux des réserves mondiales de biosphère de l’UNESCO. En effet, ce territoire a été désigné « Réserve de biosphère » par le Conseil International de Coordination de l’UNESCO le 9 juin 2015. Il reconnait ainsi la valeur de cet espace naturel typiquement méditerranéen à la biodiversité propre et remarquable à la fois et au sein duquel l’activité humaine participe à la préservation de l’environnement.
C’est également la reconnaissance du long travail entrepris depuis des années pour préserver ce site remarquable, riche d’une grande biodiversité, tout en accompagnant les activités humaines et leur développement.
C’est en effet le propre des réserves de biosphère d’être d’abord pensées comme des espaces de cohabitation de l’homme et de la nature. C’est le sens du nom du programme de l’Unesco : Man and Biosphère, l’homme et la biosphère. A la différence des réserves naturelles, dans lesquelles on cherche la préservation stricte d’un patrimoine naturel, les réserves de biosphère engagent les habitants dans une démarche de préservation d’un territoire plus vaste. La réserve naturelle des Gorges du Gardon délimite 491 hectares sur la commune de Sanilhac-Sagriès (autour de la Baume de Saint Vérédème). Elle est gérée par le conservatoire des espaces naturels.
La réserve de biosphère couvre, elle, un territoire beaucoup plus large : 7800 hectares pour son « cœur » (autour et le long des Gorges), 13 907 hectares pour la zone « tampon », qui constitue une couronne autour de la zone cœur, couronne dans laquelle les activités doivent être compatibles avec les objectifs de préservation de la zone centrale. Enfin, l’aire de transition s’étend sur 23794 hectares et 26 communes. C’est l’aire de communication entre la zone protégée et le reste de son environnement, c’est également là que se concentre la plus grande partie de l’habitat et des activités humaines, c’est l’aire privilégiée des actions culturelles et de sensibilisation. Ce sont donc au total 45 500 hectares, dans lesquels vivent 190 000 habitants. La densité de population de la réserve de biosphère des Gorges du Gardon est parmi les plus fortes. L’enjeu de la conciliation entre les objectifs de préservation du site et le développement soutenable des activités humaines y est donc particulièrement crucial.
La définition de ces zonages est d’ailleurs le fruit d’un long partenariat et d’une co-construction avec les acteurs locaux. C’est tout le sens des réserves de biosphère : au contraire de l’image des réserves naturelles protégées par des gardiens, le travail des réserves de biosphère est d’associer l’ensemble des populations et des acteurs à la préservation du site.

Les associations présentent leurs activités à Meriem Bouamrane, Responsable du programme l’Homme et la Biosphère à l’UNESCO, Xavier Sticker, ambassadeur français délégué à l'environnement, Didier Babin, président du comité MAB France

Les associations présentent leurs activités à Meriem Bouamrane, Responsable du programme l’Homme et la Biosphère à l’UNESCO, Xavier Sticker, ambassadeur français délégué à l’environnement, Didier Babin, président du comité MAB France

Cette journée d’inauguration officielle était donc d’abord l’occasion de mobiliser les acteurs publics et la population autour des enjeux de ce grand site, de faire connaître et de valoriser l’action du syndicat mixte qui porte le projet, et des associations qui observent, protègent, nettoient, agissent sur ce territoire.
400 personnes se sont ainsi retrouvées au cours de la journée : parlementaires, élus locaux, socio-professionnels, associations ou citoyens. Au cours de la matinée, une plaque a été dévoilée par Barbara Pompili, Secrétaire d’État à la Biodiversité, dans la Maison des gorges du Gardon. Meriem Bouamrane, responsable du programme l’Homme et la Biosphère à l’UNESCO, a quant à elle remis officiellement le certificat de l’UNESCO aux représentants et acteurs locaux réunis en nombre au sein du Château d’Arpaillargues en fin de journée pour fêter cet évènement historique.

Barbara Pompili, secrétaire d'état à la Biodiversité, est venue dévoiler la plaque officielle

Barbara Pompili, secrétaire d’état à la Biodiversité, est venue dévoiler la plaque officielle, accompagnée de Bérengère Noguier, conseillère départementale, Denis Bouad, président du Conseil Départemental, et du Préfet du Gard.

Les gorges du Gardon constituent ainsi le 14ème site désigné en France et font partie des 669 Réserves mondiales de biosphère recensées dans le monde. Cette désignation vient couronner plus de six années de travail, de collaboration, de co-construction. Elle contribue à la reconnaissance internationale de ce territoire, renforce sa renommée et souligne le destin commun qui unit à présent les communes de la Réserve de biosphère. Vingt six communes et trois intercommunalités se sont en effet engagées dans ce programme et doivent s’attacher à concilier préservation de l’environnement et développement social et économique.

Inauguration biosphère 1

Avec Denis Bouad, Président du Conseil départemental du Gard, Bérengère Noguier et Muriel Dherbecourt, conseillères départementales, Gérard Pedro, Maire de Remoulins ….

 


France 3 Pays Gardois, 19/20, 10.06.16

TV Sud, 10.06.16

Et ici, l’ensemble de la revue de presse consacrée à cette journée.

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